« Nous avons été de toutes les bagarres et ce soir nous filons du côté de Poitiers. Ah ! J’en ai vu de belles ! La lâcheté des uns, la panique des autres, l’absence de toute aviation de soutien, le dénuement complet des armes. Quelle responsabilité pour les démagogues qui nous ont mis là ! Les salauds ces politiciens. Mais le moment n’est pas à gémir. Ne t’inquiète pas, je n’ai pas eu une égratignure. Je sais que j’en sortirai vivant pour après. J’ai tenu dans mes bras des femmes et des enfants ensanglantés, quand terrorisés par les bombes d’avions la plupart de ceux qui devait les secourir
fuyait. Mais je n’ai pas vu que des lâches. De-ci de-là des HOMMES, les hommes de demain. Mon amour, crois en l’avenir, notre avenir. »