Une note du cabinet du préfet du Vaucluse, datée du 27 février 1941, montre combien il faisait l’objet d’une surveillance constante ainsi que ses proches :
« Le jeune Moustrou [neveu de Char] habite avec son père grand mutilé de 1914 et sa mère (née Char) à la villa de sa grand-mère Mme Char, veuve d’un ancien maire de l’Isle. Dans la même villa habitaient jusqu’à ces derniers temps, le professeur Lebouchet et sa femme communistes militants qui ont eu leur changement ; et également jusqu’à ces derniers temps le communiste René Char avec sa femme, juive parisienne, dont les parents juifs sont réfugiés à l’Isle ; actuellement René Char habite la maison des demoiselles Roze impasse de la République à l’Isle toujours. Le communiste René Char est en contact ininterrompu avec les militants communistes de l’Isle, voit journellement Fay, président de l’importante et agissante cellule de l’Isle. »