La SAUR
Après la guerre, Louis Renault modifie les statuts de son entreprise et le 17 mars 1922, la Société des automobiles Renault devient la Société anonyme des usines Renault (SAUR) au capital de 80 000 000 Francs… Des actionnaires apparaissent, de même qu'un conseil d'administration de 5 membres. Louis Renault possède 81.25 % des parts ( à sa mort, elles seront passées à 96.8 %). Les trente mille actions restantes sont partagées entre le groupe bancaire Mirabaud ( 6900), des parents et des proches de Louis. Ainsi, une banque fait son entrée dans la maison de celui qui disait: "Les banques, moi vivant, jamais ! ». Mais, comme les autres constructeurs touchés par la crise, il lui fallait un soutien financier. En 1928 pourtant, il quittera Mirabaud qui lui refuse une augmentation de capital demandée pour son chantier de l'île Seguin, et confiera surtout ses affaires au Crédit Lyonnais. Il trouve ainsi des partenaires pour développer son projet pour Billancourt.
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Le travail à la chaine
L'entreprise durant l'Entre-deux-Guerres
| Effectif et voitures produites de 1898 à 1932. |
Le réseau commercial à l'étranger en 1929 Source, Patrick Fridenson, Histoire des usines Renault, Paris, Seuil, 1972, 1998 |
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Le nombre des étrangers employés à Billancourt serait, dès 1930, de 7 550 pour un effectif total de 27 000 personnes environ, avec, déjà, une dominante nordafricaine
(plus de 3 000 ouvriers), mais aussi un millier de Russes, 775 Polonais, 490 Arméniens, 450 Italiens … Ces chiffres témoignent du poids remarquable, déjà à cette date, d’une main d’œuvre africaine, qui est principalement algérienne.
La présence de ces immigrés remonte pour l’essentiel à la Grande Guerre... Les Asiatiques venus de Chine ou d’Indochine, pourtant présents dans les ateliers Renault bien avant 1930 ne sont pas mentionnés dans le recrutement étranger…..
Que les travailleurs immigrés aient été particulièrement éprouvés par la crise, cela est évident. L’entreprise, comme l’ensemble de l’industrie automobile, voit sa production diminuer sensiblement entre 1929 et 1932. Les réductions de main d’œuvre sont immédiates et importantes ; les effectifs passent de 30 000 à 22 000 salariés ! Les compressions d’emploi touchent l’ensemble du personnel, mais plus particulièrement les ouvriers immigrés.
Source : Jacqueline Costa-Lascoux, Emile Temime, Les hommes de Renault-Billancourt :
mémoire ouvrière de l’Île Seguin, 1930-1992 - Ed. Autrement, 1994.
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Fiche d'activité :